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Autres traces, Habib Tengour (par Didier Ayres)
Autres traces, Habib Tengour, éditions Non Lieu, juillet 2024, 110 pages, 12 € Le passé ? Avec les derniers poèmes qu’Habib Tengour publie chez l’éditeur parisien Non Lieu, nous sommes très vite au sein de la question du temps. Le temps est-il progressif...
Houris, Kamel Daoud (par Mona)
Du roman de guerre à la bataille de l’intime A l’heure où les Afghanes se talibanisent et où jaillissent les cris des Iraniennes : « Femme, Vie, Liberté », peu de temps après la parution du livre de Salman Rushdie, Le Couteau, à propos de l’attaque qui...
La Grande Maison, Mohammed Dib (par Léon-Marc Levy)
En Algérie, Omar, le petit héros de ce roman-culte, est un peu le Gavroche tlemcénien. Bouillant de vie, grand cœur, hardi, insolent quand il veut, il est le titi de la Rue Basse, de la Rue Lamoricière et du Bélik. Figure hugolienne à plus d’un titre,...
Les Terrasses d’Orsol, Mohammed Dib (par Yasmina Mahdi)
Hors lieu / décentrement Mohammed Dib, né à Tlemcen en 1920 (capitale de l’art andalou), décédé en 2003 à La Celle-Saint-Cloud, poète, romancier, dramaturge, a reçu de nombreux prix prestigieux (Académie française, Francophonie, Mallarmé, Découvreurs...
Zabor, ou Les psaumes, Kamel Daoud (par Marie-Pierre Fiorentino)
« Le vieillard était devenu une poignée de chair dans la main froissée du drap » Zabor ou Les psaumes est d’abord un splendide livre d’images écrit dans les parages de la mort. L’histoire de Zabor, pauvre de tout sauf de ses mots, est celle d’une défaite...
2084, Boualem Sansal (par Didier Smal)
De la lecture de l’excellent essai Dans les Laboratoires du Pire (1993) d’Eric Faye, on peut déduire que la contre-utopie fut un moment littéraire aussi intense que limité dans le temps : à partir du moment où les régimes totalitaires ont failli, écrire...
2084 La fin du monde, Boualem Sansal (par Stéphane Bret)
2084 La fin du monde est un pamphlet, un récit utilisant la trame romanesque et les rebondissements d’un conte pour éclairer le lecteur et le mettre face à des vérités désagréables et bien dérangeantes : par exemple, celle qui est énoncée en exergue du...
L’Âne mort, Chawki Amari (par Claire Mazaleyrat)
L’insoutenable légèreté de l’âne Le journaliste, chroniqueur et écrivain algérien Chawki Amari signe avec L’Âne mort un roman de la maturité, permettant à son talent d’humoriste souvent noir de se déployer avec un mélange de dérision et de profondeur...
Nulle part dans la maison de mon père, Assia Djebar (par Stéphane Bret)
Peut-on prendre congé de son existence, dire adieu à sa propre personne, à son passé ? C’est la voie apparemment décrite par Assia Djebar dans un roman, autobiographique, Nulle part dans la maison de mon père. Ce père, instituteur, seul indigène de son...
L'une et l'autre, suivi de mes pairs, Maïssa Bey (par Nadia Agsous)
« Je suis votre hôte aujourd’hui. A la fois celle qui est reçue et celle qui accueille. Vous me recevez chez vous et je vous accueille dans ma demeure de mots, au seuil de laquelle je me tiens portes ouvertes », écrit Maïssa Bey au début de son dernier...
Puisque mon coeur est mort, Maïssa Bey (par Nadia Agsous)
Dans la nuit du destin, sur le chemin du retour, un jeune homme est assassiné dans la fleur de l’âge. Il avait à peine vingt ans. Au moment où il s’affale sur le sol, il appelle sa mère : «ya M'ma, ya yemma !» (Ô Mère, ma Mère !). C’est par cette scène...
Le Minotaure 504, Kamel Daoud (par Léon-Marc Levy)
D’abord l’énigme du titre. Minotaure OK. Mais 504 ? C’est une Peugeot, une de ces vieilles Peugeot « increvables » qui transportent tout, hommes, objets hétéroclites, bêtes pour des voyages improbables. C’est la nouvelle qui ouvre ce petit recueil. Avec...
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